Conditions d'accès aux crédits immobiliers durcies

Crédit immobilier : les conditions d’obtention durcies jusqu’à la fin de l’année

Le Haut Conseil de stabilité financière incite les banques à la prudence et ne compte pas assouplir les conditions d’accès aux crédits pour les ménages.

Réuni ce jeudi 17 septembre 2020 pour la troisième fois depuis le début de l’année, le Haut Conseil de stabilité financière a confirmé la poursuite des recommandations émises précédemment. Ces recommandations visaient à rendre les conditions d’accès aux crédits immobiliers plus strictes. Parmi ces recommandations, le taux d’endettement (le montant du prêt rapporté aux revenus du ménage) ne devait pas dépasser les 33% réglementaires. Aussi, les crédits de plus de 25 ans sont systématiquement refusés.

Si la situation est encore loin d’être alarmante selon le Haut Conseil, la production de crédits avait atteint 14 milliards d’euros aux mois de mai et juin, soit 90% de la production de l’an passé. Cela s’explique par le fait que le marché immobilier et la production de crédit “se sont redressés au cours des derniers mois après la baisse mécanique enregistrée pendant le confinement », d’après Bruno Lemaire, ministre de l’Économie et des Finances et président du Haut Conseil.

Une augmentation nette des refus de dossier malgré des taux toujours bas

Cette restriction des conditions d’accès aux crédits immobiliers influe directement sur le nombre de dossiers acceptés. Ainsi, il y a quelques semaines, Sandrine Allonier (Vousfinancer) affirmait que la part des dossiers refusés a doublé cette année. 10,7% des dossiers déposés auprès des banques ont été refusés contre 5,5% l’année précédente. Cette restriction des conditions d’accès au-delà de 33% d’endettement pénalise notamment les primo-accédants misant généralement sur le crédit et dont l’apport est généralement peu important. 

Ainsi, cela a entraîné une hausse de l’apport financier puisque selon Vincent Menvielle (La Banque Postale), « l’apport moyen est en hausse de 8 % au premier semestre 2020 ». Toutefois, selon Maël Bernier (meilleurtaux.com), « il reste possible d’emprunter sans apport à condition de respecter le taux d’endettement maximal de 33 % ».

Du côté du Haut Conseil, il faut nuancer l’impact de ces restrictions en raison de taux d’emprunt toujours attractifs. Selon le Haut Conseil, relayé par Capital, “les taux restent à un niveau proche de leurs plus bas historiques.” En effet, selon l’Observatoire Crédit Logement CSA, les taux moyens s’élevaient à 1,24% en août.

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