World Cleanup Day ou lutter contre la prolifération des déchets

World Cleanup Day

Ce samedi 19 septembre aura lieu le World Cleanup Day, un événement mondial qui a pour objectif de récolter des déchets et lutter contre les décharges sauvages.

Ce sont plus de 2000 opérations de ramassage de déchets qui sont prévues en France. L’édition de l’année dernière avait permis de ramasser pas moins de 840 tonnes de déchets dans le monde entier. Ce mouvement, né en Estonie, a pour objectif de « sensibiliser à la cause environnementale et à la multiplication des déchets sauvages. »

Virginie Guérin, présidente du World Cleanup Day, s’est confiée au Point à ce sujet. Elle souhaite « plus d’actions, moins de bla-bla » : « Le message, c’est que tous les citoyens peuvent agir en faisant quelque chose de très simple et de très concret pour changer le monde ».

Virginie Guérin a néanmoins conscience des limites du mouvement, bien qu’il soit nécessaire. D’après elle, « ce serait utopique de se dire qu’on va tout nettoyer en une journée. C’est un premier pas qui permet de s’interroger sur la présence de ces déchets et d’entamer sa transition écologique » affirme la présidente du mouvement au Point. 

2000 opérations de nettoyage déclarées

En vue du World Cleanup Day, ce sont pas moins de 2000 opérations qui ont déjà été déclarées sur la carte interactive de l’association avec une nouveauté liée à la crise sanitaire : « cette année, on sait qu’on va avoir pas mal de masques à ramasser, et toujours des mégots ».

Par ailleurs, des initiatives fleurissent à l’image du groupe Facebook Run Eco Team qui rassemblent plus de 27 000 membres ou encore GreenR, une application qui permet de déclarer les déchets sauvages. Ces initiatives ont pour objectif de mobiliser les utilisateurs en vue de débarrasser la nature de ces dépôts sauvages. « La majorité des gens ont envie qu’il y ait des initiatives, mais ils ne sont pas encore prêts à s’engager » affirme le créateur de GreenR au Point.

Enfin, à l’initiative du World Cleanup Day, un « nettoyage numérique » à réaliser depuis chez soi est également organisé. « Le but, c’est de vider ses messageries sur les réseaux sociaux, de nettoyer sa boîte mail, de baisser la résolution vidéo par défaut dans ses réglages quand on n’a pas besoin de la meilleure qualité… » affirme Virginie Guerin : « 1 Mo de données effacées, c’est environ 19 grammes de carbone économisés ».

Accord UE-Mercosur : l’accord remis en cause pour son coût environnemental

traité UE-Mercosur

L’accord commercial entre l’Union Européenne et les pays du Mercosur pourrait engendrer une accélération de la déforestation annuelle selon un rapport.

Il s’agit d’une « occasion manquée ». C’est en tout cas un rapport remis au Premier Ministre français, Jean Castex, qui l’affirme. En effet, l’impact sur la déforestation de la forêt amazonienne pourrait être capital en raison de la hausse de la production de viande bovine (passage de 2% à 3%).

Ce rapport a été réalisé par la Commission d’évaluation au mois de juillet 2019 avec l’objectif de réaliser une évaluation indépendante, mais surtout de déterminer les « effets potentiels (…) en matière de développement durable » engagés par l’accord.

Ainsi, d’après la Commission d’évaluation, cet accord « représente une occasion manquée pour l’UE d’utiliser son pouvoir de négociation pour obtenir des garanties solides répondant aux attentes environnementales, sanitaires et plus généralement sociétales de ses concitoyens ».

D’après le rapport, l’augmentation de la production bovine nécessiterait de mobiliser des pâturages supplémentaires, ce qui provoquerait une « accélération de la déforestation annuelle de l’ordre de 5% » durant six ans.

De plus, le traité UE-Mercosur ne mentionne « aucune mesure effective pour la mise en œuvre des engagements climatiques ». Le président français Emmanuel Macron avait déjà émis des menaces quant à la ratification de l’accord « si le gouvernement brésilien ne prenait pas les mesures nécessaires pour protéger la plus grande forêt tropicale du monde », comme le rappelle Le Figaro.

Selon le rapport, « c’est mieux que rien, mais il s’agit là encore d’une occasion manquée de mettre toutes les parties contractuelles, de part et d’autre de l’Atlantique, face à leurs responsabilités vis-à-vis des générations futures ».

Les portables et réseaux sans fil responsables de la mortalité des insectes ?

Mortalité des insectes

Selon une analyse réalisée l’Association allemande pour la conservation de la nature (NABU) à partir d’études menées par deux ONG, le rayonnement des téléphones et des réseaux sans fils pourraient constituer une menace pour les insectes.

L’analyse publiée ce jeudi, et basée sur des données de 190 études, a conclu que l’exposition croissante de l’environnement aux rayonnements électromagnétiques a “probablement une influence sur le monde des insectes ». Ainsi, les téléphones portables pourraient constituer l’une des principales causes de la mortalité des insectes en ce qui concerne l’Europe.

Si l’on prend l’exemple des abeilles, des guêpes et des mouches, 60% des études réalisées ont révélé des effets indésirables allant de la perte de la capacité d’orientation jusqu’à la détérioration du matériel génétique des larves.

Ceci serait du à l’introduction en dose importante d’ions calcium chez les insectes selon l’ONG, ce qui provoquerait des réactions telles qu’un « stress cellulaires ». Par ailleurs, l’analyse affirme que “des études menées en Grèce montrent également que le rayonnement des téléphones portables est nettement plus nocif que le champ magnétique d’une ligne électrique à haute tension ».

Johannes Enssle, responsable de NABU affirme que “le sujet est inconfortable pour beaucoup d’entre nous car il interfère avec nos habitudes quotidiennes et il y a de puissants intérêts économiques derrière la technologie des communications mobiles ».

Une question qui intervient en plein débat sur l’arrivée de la 5G décriée pour ses effets secondaires, par les écologistes.