Dyspraxie visuo-spatiale

La dyspraxie visuo-spatiale : une forme de dyslexie

La dyspraxie est un défaut d’automatisation de la séquence gestuelle : bouche, jambes, mains, yeux. L’automatisation des gestes et de la coordination est défaillante et s’ajoute à un défaut de construction des composants de la spatialisation.

La dyspraxie visuo-spatiale entraîne donc un dysfonctionnement de la coordination œil-main

Un des troubles DYS : la dyspraxie visuo-spatiale peut entraîner la dyslexie

En effet, lorsqu’il s’agit d’un dysfonctionnement de coordination visuomotrice, dès le plus jeune âge, l’enfant est en difficulté pour acquérir les gestes et la coordination habituels en vue de son développement moteur. Les troubles DYS englobent la dyslexie, dyscalculie, dysorthographie, dysphasie et se manifestent par un déficit cognitif et des troubles de l’apprentissage souvent diagnostiqués grâce aux troubles du langage, du repérage dans l’espace lors de la scolarisation, par un psychomotricien ou un neuropsychologue.

Ces troubles spécifiques permettent de poser un diagnostic assez rapide et ainsi de permettre aux enfants atteints de dyspraxie d’être pris en charge assez tôt lors des apprentissages scolaires. La motricité peut être améliorée grâce au travail d’accompagnement d’un ergothérapeute. L’enfant dyspraxique se retrouve en difficultés scolaires et un suivi neurologique soutenu sera indispensable ainsi que des aménagements au quotidien pluridisciplinaires après un dépistage précis.

Les fonctions cognitives étant défaillantes, le déficit de l’attention est une des conséquences les plus connues. La rééducation peut s’avérer très utile dans l’apprentissage de la lecture par exemple quand il s’agit de dyspraxie visuo-spatiale car il faut travailler la coordination cerveau-œil-mains : c’est un trouble spécifique qu’il convient de prendre en compte au plus tôt pour une amélioration la plus rapide possible.

En effet, les adaptations pédagogiques sont d’un grand secours quant à l’évolution favorable de la situation de handicap avant l’arrivée à l’école primaire et ainsi limiter le plus possible le retard mental et les difficultés scolaires. Le développement de l’enfant qui souffre de difficultés de repérage dans l’espace sont sévères peuvent entraîner quelques fois la dyslexie par exemple. L’enfant devient maladroit et cela entraîne une difficulté supplémentaire : celle de l’enfant dyslexique qui va confondre les syllabes ou les inverser. Il s’agira de dépister chaque dysfonctionnement et y apporter les solutions les plus adaptées à son environnement et à son âge.

La dyspraxie visuo-spatiale peut entraîner bien d’autres troubles de la coordination

Souvent les enfants concernés par ces difficultés de coordination se sentent rejetés et souffrent d’isolement provoqué par l’extérieur ou par eux-mêmes, ayant un réflexe de survie et d’autoprotection. Ce déficit psychomoteur de la vue se répercute sur la motricité fine et diminue les autres facultés de coordination : orthographe, calcul, verbalisation… L’enfant peut avoir des difficultés à comprendre ce qu’on lui demande et se répercuter sur des troubles plus généraux de l’apprentissage même si le trouble de départ est celui de la vue. L’ergothérapie devient un support extrêmement efficace pour les repères spatiaux et les fonctions exécutives s’en trouvent grandement améliorées par un travail soutenu au quotidien.

Il faut absolument tenir compte de la fatigabilité de l’enfant et adapter son programme en fonction de ses victoires sur les fonctions exécutives. Ces difficultés qui affectent sa vie à chaque étape de son développement mais également à chaque confrontation au groupe social, en famille, à l’école, au travail et lors des loisirs. Les jeux de construction s’avèrent très efficaces à l’acquisition d’un langage spécifique compréhensible par l’entourage et favorisent une compensation par la réadaptation. Il faudra régulièrement établir un bilan des apprentissages pour adapter la rééducation au fur et à mesure que l’enfant grandit. 

Quoi qu’il en soit, la prise en compte des difficultés du quotidien lors de ces troubles du développement sera d’un grand secours à chaque concerné par les troubles DYS ; Toujours identifier les troubles divers en détail afin de mettre en place une stratégie adaptée de soins et de suivi scolaire. L’orthopédagogie s’avère efficace au sein des écoles et permet d’éviter une aphasie qui serait catastrophique dans le développement futur de l’enfant voire de l’adulte. D’autre part, il convient de surveiller l’hyperactivité engendrée par le manque de coordination gestuelle.

Le langage oral et écrit s’en trouve sérieusement affaibli, les enfants dyspraxiques sont diminués dans le développement du langage et de leur psychomotricité provoquant des troubles de l’attention : TDAH, autisme, déficience intellectuelle ou encore dysphasie. Les enfants dyslexiques sont aujourd’hui heureusement pris en charge dès la maternelle et le diagnostic des difficultés s’impose pour définir comment compenser les difficultés grâce à un référent, pédiatre ou enseignant et ainsi favoriser l’apprentissage intellectuel au sein de la vie scolaire. L’orthophoniste intervient également pour soulager la prononciation verbale et limiter l’échec scolaire. Les troubles cognitifs compliquent la scolarité mais le suivi neuropsychologique peut améliorer significativement le trouble du langage et de la coordination. Parents et enfants sont alors soutenus au mieux dans le parcours de santé et à l’âge adulte la déficience s’en trouve fortement limitée et les habiletés démultipliées.