Bordeaux 3 - Bibliothèque numérique patrimoniale (1886) : Différence entre versions

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Le projet, porté et validé politiquement par l’équipe présidentielle et le conseil scientifique, a associé étroitement la Direction du système d’information (DSI) et le Service communication de l’Université.
 
Le projet, porté et validé politiquement par l’équipe présidentielle et le conseil scientifique, a associé étroitement la Direction du système d’information (DSI) et le Service communication de l’Université.
  
== Choix de l'outil ==
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== Méthodologie ==
Après une étude de marché, nous avons finalement choisi le logiciel libre Omeka pour diffuser les documents numérisés. Cette solution s'est développée autour du Centre d'Histoire et des Nouveaux Médias<ref>http://chnm.gmu.edu/</ref> (CHNM) qui développe également Zotero, un acteur majeur de l'informatique documentaire.  
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Une première analyse technique a conduit à dissocier d'une part, la production des fichiers images et textes confiés à une société extérieure dans le cadre d’un marché renouvelable plus adapté aux perspectives budgétaires et d'autre part, la prise en charge en interne de la diffusion et du signalement.
  
Ce choix d'une solution libre se justifie par la présence de compétences informatiques au sein du SCD auxquelles la DSI a bien voulu laisser la main sur un serveur de diffusion qu'elle héberge, et par les réalisations existantes autour de l'outil qui nous ont permis de mesurer les possibilités d'Omeka, en particulier à Rennes 2 où le contexte était proche du notre.
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Après une étude de marché, le logiciel libre Omeka a été retenu pour diffuser les documents numérisés. Cette solution s'est développée autour du Centre d'Histoire et des Nouveaux Médias[1] (CHNM), acteur majeur de l'informatique documentaire qui développe également Zotero.
  
Enfin, en utilisant ce type d'outil plutôt qu'une solution standard, nous souhaitions rester autonomes et maîtriser les coûts récurrents liés à cette application.
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Ce choix d'une solution libre se justifie par la présence de compétences informatiques au sein du SCD auxquelles la DSI a donné la main sur un serveur de diffusion qu'elle héberge et par les réalisations existantes autour de l'outil qui ont permis de mesurer les possibilités d'Omeka, en particulier à Rennes 2 où le contexte était proche de celui de Bordzeaux3.
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Enfin, en utilisant ce type d'outil, l'objectif était de rester autonome et de maîtriser les coûts récurrents liés à cette application.
  
 
== Mise en œuvre ==
 
== Mise en œuvre ==

Version du 14 janvier 2013 à 09:57

Création d'une bibliothèque numérique patrimoniale sous omeka - Retour d'expérience


En cours de rédaction

Contexte

L’Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, pôle associé de la Bibliothèque nationale de France (BnF) au titre de ses collections sur l'Amérique latine, a connu en 2009 une évolution de l'objet de son partenariat qui a été réorienté progressivement vers la numérisation de collections patrimoniales. Motivé par l’acquisition d’un savoir-faire adaptable à différentes formes de production numérique, le Service commun de Documentation (SCD) a saisi cette opportunité de valoriser les fonds documentaires de l’université tout en s' inscrivant dans la perspective nationale de Gallica. Inscrit dans le projet d'établissement, ce projet de valorisation numérique des collections, porté par le SCD, avait également pour objectif d'offrir de nouveaux services numériques à la communauté universitaire, le SCD apparaissant ainsi comme un partenaire dans le cadre de projets pédagogique ou scientifiques. Le projet, porté et validé politiquement par l’équipe présidentielle et le conseil scientifique, a associé étroitement la Direction du système d’information (DSI) et le Service communication de l’Université.

Méthodologie

Une première analyse technique a conduit à dissocier d'une part, la production des fichiers images et textes confiés à une société extérieure dans le cadre d’un marché renouvelable plus adapté aux perspectives budgétaires et d'autre part, la prise en charge en interne de la diffusion et du signalement.

Après une étude de marché, le logiciel libre Omeka a été retenu pour diffuser les documents numérisés. Cette solution s'est développée autour du Centre d'Histoire et des Nouveaux Médias[1] (CHNM), acteur majeur de l'informatique documentaire qui développe également Zotero.

Ce choix d'une solution libre se justifie par la présence de compétences informatiques au sein du SCD auxquelles la DSI a donné la main sur un serveur de diffusion qu'elle héberge et par les réalisations existantes autour de l'outil qui ont permis de mesurer les possibilités d'Omeka, en particulier à Rennes 2 où le contexte était proche de celui de Bordzeaux3.

Enfin, en utilisant ce type d'outil, l'objectif était de rester autonome et de maîtriser les coûts récurrents liés à cette application.

Mise en œuvre

Une fois la solution choisie, la répartition des tâches s'est faite naturellement : la gestion système est confiée à la DSI (sauvegardes, mises à jour de l'OS ...), l'aspect fonctionnel est confiée à l'équipe services numériques du SCD. À partir de janvier 2012 nous avons donc pu commencer à prendre la main sur le serveur, installer l'outil et l'adapter à nos attentes en profitant de la modularité d'Omeka. Cette étape s'est traduite par le développement de quelques plugins (gestion des tables des matières<ref>https://github.com/symac/Plugin-PdfToc</ref>, extraction de l'OCR<ref>https://github.com/symac/Plugin-Extractocr</ref>) et l'adaptation de plugins existants (IABookReader développé par Rennes 2<ref>https://github.com/jsicot/BookReader</ref> qui a ainsi pu enrichir son outil des fonctions que nous avions ajoutées à ce plugin). En parallèle les documents ont été chargés sur la base (PDF pour bénéficier des fonctionnalités liées aux tables des matières et à l'OCR, et JPG pour permettre une visualisation dynamique page par page qui n'oblige pas à charger tout le PDF).

Pour la suite il conviendra de rester vigilant quant aux évolutions du produit et de les suivre au maximum pour bénéficier des évolutions. Au cours de la mise en œuvre de 1886, l'architecture d'omeka a été refondue (version 2.0), nous devrons donc adapter les développements locaux à cette nouvelle version.

Après intégration de la charte proposée par la cellule infographie de l'université, 1886 a finalement été lancé le 3 décembre 2012 avec environ 200 ouvrages et plus de 5000 images, représentant près de 90 000 pages et une centaine de gigaoctets d'espace disque.

Suite du projet

Nous sommes bien conscients que la taille modeste de notre fond numérisé nous oblige à le disséminer pour que nos documents trouvent leur(s) public(s). Après l'intégration de nos notices dans les dépôts attendus que sont Gallica et la BnsA<ref>Banque numérique du savoir d'Aquitaine http://bnsa.patrimoines.aquitaine.fr/</ref> nous essaierons de diffuser ces contenus en créant par exemple des liens depuis les articles Wikipédia dans lesquels les ouvrages sont cités<ref>Exemple sur l'article Victor Louis : http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Victor_Louis&oldid=87165527#Bibliographie</ref>.

Afin de ne pas réinventer la roue, nous intégrons notre outil dans le web : rebond vers les notices Mérimée<ref>Base de monument gérée par le Ministère de la Culture</ref> des monuments illustrés<ref>Voir par exemple : Maison du XVIème - Maison Tenant http://1886.u-bordeaux3.fr/items/show/3925</ref>, ou vers les notices Wikipédia des communes. À terme cela nous permettra d'exposer 1886 sur le web de données.

Nous allons aussi travailler avec les enseignants afin de leur proposer la diffusion de corpus qui pourraient être numérisés dans le cadre de leurs projets de recherche<ref>Projet Patrimoine artistique de l'université de Bordeaux : http://patrimoine-artistique.u-bordeaux3.fr/</ref>. Nous essaierons de renforcer ces partenariats à travers le module Exhibition d'Omeka qui permet d'éditorialiser le contenu<ref>Voir par exemple le projet Mame & Fils : http://mame.crevilles-dev.org/</ref>.

Notes et références

<references/>